Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous
Aller à la page :
1, 2
18
Re: Enseignement Secondaire le Mar 10 Nov - 16:38
AU DEUXIÈME JOUR DE GRÈVE
Le mouvement de protestation se radicalise

Le mouvement de protestation se radicalise

En rejoignant les contestataires, le Conseil des lycées d’Alger (CLA) a donné au mouvement un second souffle. Les lycées étaient hier paralysés tandis que beaucoup d’écoles primaires, qui étaient dans l’expectative le premier jour, ont fait grève hier. Comme à l’accoutumée, le ministre de l’Education a saisi la justice qui a déclaré le mouvement illégal. Les syndicalistes affirment n’avoir reçu aucune notification et ne comptent pas appeler à l’arrêt de la grève.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les syndicats autonomes confirment leur capacité de mobilisation. Les élèves ont dû rebrousser chemin hier. Le scénario va se répéter encore pendant plusieurs jours puisque la grève est prévue pour une semaine renouvelable. Les syndicats autonomes ayant appelé à ce mouvement, à savoir le Cnapest, le Snapest et l’Unpef, ne cachent pas leur satisfaction devant les taux de suivi qui atteignent par région les 90 %. Ils ont été rejoints hier par le CLA dont la capacité de paralyser les lycées n’est plus à démontrer. Au terme de ces deux jours de grève, les syndicats autonomes estiment que la balle est dans le camp du gouvernement, et non plus seulement dans celui du ministre de l’Education qui a démontré qu’il n’était pas disposé à discuter. Les syndicats pensent en effet qu’une mobilisation aussi grande ne peut laisser indifférents les pouvoirs publics même si, pour l’heure, aucun contact n’a été engagé pour un quelconque dialogue. Au contraire, le ministre a saisi la justice laquelle, sans surprise, a déclaré le mouvement illégal. Des pratiques usitées par le département de Benbouzid qui avait pourtant à la veille du début de la grève fait part de sa disposition à dialoguer. Les syndicalistes y avaient vu une tentative de faire diversion pour faire échouer la protestation. Le conseiller à l’information auprès du ministre estime pour sa part que «la justice a rendu son verdict, considérant que le dialogue n’a jamais été rompu et que ces mêmes syndicats qui font toujours partie de la commission mixte n’avaient pas épuisé tous les recours comme la conciliation avant de décider de la grève. Le ministère de l’Education souhaite le règlement des conflits et non pas leur médiatisation». Déterminés à aller jusqu’au bout, les syndicats de l’éducation seront probablement dans l’obligation de faire durer le mouvement pour faire pression sur le gouvernement. Ils ne sont pas seuls à monter au créneau. Les syndicats de la santé et ceux de l’enseignement supérieur entameront au cours de ce mois des mouvements de protestation pour les mêmes raisons. A l’origine de leur mécontentement, une directive signée par le Premier ministre le 30 septembre 2009 supprimant l’effet rétroactif du régime indemnitaire. Cette directive précise que la date d’effet du régime indemnitaire actuellement en négociation sera la date de sa publication au Journal officiel. Une mesure refusée en bloc par les syndicalistes qui suspectent le gouvernement de vouloir gagner du temps et de l’argent puisque, disent-ils, si la nouvelle grille de salaire et le statut particulier des enseignants sont déjà en vigueur, rien ne justifie que le régime indemnitaire ne soit pas à effet rétroactif. C’est dire que le gouvernement n’aura pas d’autre solution que de tenter d’apaiser un front social qui gronde. Il a en face de lui des syndicats autonomes plus que jamais décidés à faire valoir leurs revendications et qui, pour une fois, font front commun…
Les contractuels organiseront un sit-in aujourd’hui
Le Conseil national des enseignants contractuels CNEC), affilié au Snapap, organise aujourd’hui un sit-in devant le ministère de l’Education nationale pour dénoncer la non-autorisation des licenciés d’avoir accès au concours des lycées sauf avec master ou magister, la non-ouverture de l’accès à toutes les spécialités au primaire et au moyen et l’annulation du concours pour certaines spécialités.
IL A SAISI LES DIRECTEURS DE L’ÉDUCATION
La tentative d’intimidation de Benbouzid
Dans une note adressée aux directeurs de l’éducation, le ministère de tutelle, fidèle à ses habitudes, a tenu à rappeler qu’il veillera à ce que «la loi dans toute sa rigueur soit appliquée aux enseignants grévistes». Le ministère a fait savoir que non seulement les journées seront défalquées du salaire mais que la participation à la grève devra être prise en compte par les directeurs lors des différentes opérations d’évaluation. Le département de Benbouzid a tenu à préciser qu’il comptait sur les directeurs de l’éducation pour une «large diffusion» de cette note dans laquelle le ministère tente d’intimider les grévistes.
21
Re: Enseignement Secondaire le Jeu 12 Nov - 13:53
PAS D’OFFRE DE DIALOGUE AU 4e JOUR DE GRÈVE
Le spectre de l’année blanche plane
Aucune solution à la paralysie qui caractérise le secteur de l’Education ne semble se profiler. Aucune offre de dialogue n’a émané du ministère de tutelle. Au quatrième jour de la grève, la mobilisation est toujours aussi grande. Les syndicats autonomes sont décidés à ne pas mettre un terme à la grève. Le spectre de l’année blanche plane déjà…
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les syndicats autonomes (Satef, Snapest, Cnapest, Unpef, Cla) qui depuis dimanche dernier, paralysent le secteur de l’Education, sont décidés à aller jusqu’au bout de leurs revendications. Ils ne comptent pas céder aux intimidations du ministère de l’Education et appellent leurs adhérents à résister. Des assemblées générales vont se tenir ce week-end. L’option de la grève ouverte n’est pas à exclure. Le silence qu’affiche le département de Benbouzid, ajouté aux différentes tentatives d’intimidation des grévistes, a eu pour effet de galvaniser la base. Cette dernière préconise le maintien de la grève. Les syndicats réunis sous l’égide de l’intersyndicale autonome de la Fonction publique estiment qu’à ce stade, il sera très difficile de faire admettre aux enseignants l’option de l’arrêt de la grève sans la satisfaction de leurs revendications. Le président du Satef n’a pas hésité hier à qualifier cette grève d’«historique», affirmant que les enseignants s’étaient rarement autant mobilisés, ce qui, selon lui, est le reflet d’un ras-le-bol général. Les syndicats sont unanimes à dire que le stade de la peur a été largement dépassé et que ni les défalcations des journées de grève, ni l’arrêt des contrats des contractuels ne feront reculer les enseignants. Au contraire, dit-il, la tutelle vient de jeter de l’huile sur le feu. Comment venir à bout de ce bras de fer ? A l’unisson, les syndicats autonomes considèrent que seule la satisfaction des revendications peut mettre un terme à la grève, à travers un dialogue «serein» et non pas «un semblant de dialogue». Les syndicalistes prédisent, en effet, que le ministère de l’Education va tenter d’utiliser «certains syndicats» pour faire croire à un dialogue. Ce qu’ils refusent catégoriquement, appelant à un dialogue autour de la plate-forme qui tourne autour de la rétroactivité du régime indemnitaire, la gestion des œuvres sociales et les libertés syndicales. Solidaires des enseignants contractuels, les syndicats estiment que la contractualisation n’est pas compatible avec l’acte d’enseigner, qui n’est pas une «activité saisonnière». Les contractuels qui avaient organisé, mardi, un sit-in, avaient été malmenés par les services de police. Pas moins de 70 d’entre eux avaient été interpellés pour n’être relâchés que très tard dans la nuit. Beaucoup d’entre eux ont vu leur contrat annulé par les directeurs d’établissement pour avoir pris part à la grève. C’est dire le quasi-blocage dans lequel le secteur se trouve. Une situation qui risque de perdurer. La grève d’une semaine est en effet reconductible, ce qui fait craindre le pire…
Le spectre de l’année blanche plane
Aucune solution à la paralysie qui caractérise le secteur de l’Education ne semble se profiler. Aucune offre de dialogue n’a émané du ministère de tutelle. Au quatrième jour de la grève, la mobilisation est toujours aussi grande. Les syndicats autonomes sont décidés à ne pas mettre un terme à la grève. Le spectre de l’année blanche plane déjà…
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les syndicats autonomes (Satef, Snapest, Cnapest, Unpef, Cla) qui depuis dimanche dernier, paralysent le secteur de l’Education, sont décidés à aller jusqu’au bout de leurs revendications. Ils ne comptent pas céder aux intimidations du ministère de l’Education et appellent leurs adhérents à résister. Des assemblées générales vont se tenir ce week-end. L’option de la grève ouverte n’est pas à exclure. Le silence qu’affiche le département de Benbouzid, ajouté aux différentes tentatives d’intimidation des grévistes, a eu pour effet de galvaniser la base. Cette dernière préconise le maintien de la grève. Les syndicats réunis sous l’égide de l’intersyndicale autonome de la Fonction publique estiment qu’à ce stade, il sera très difficile de faire admettre aux enseignants l’option de l’arrêt de la grève sans la satisfaction de leurs revendications. Le président du Satef n’a pas hésité hier à qualifier cette grève d’«historique», affirmant que les enseignants s’étaient rarement autant mobilisés, ce qui, selon lui, est le reflet d’un ras-le-bol général. Les syndicats sont unanimes à dire que le stade de la peur a été largement dépassé et que ni les défalcations des journées de grève, ni l’arrêt des contrats des contractuels ne feront reculer les enseignants. Au contraire, dit-il, la tutelle vient de jeter de l’huile sur le feu. Comment venir à bout de ce bras de fer ? A l’unisson, les syndicats autonomes considèrent que seule la satisfaction des revendications peut mettre un terme à la grève, à travers un dialogue «serein» et non pas «un semblant de dialogue». Les syndicalistes prédisent, en effet, que le ministère de l’Education va tenter d’utiliser «certains syndicats» pour faire croire à un dialogue. Ce qu’ils refusent catégoriquement, appelant à un dialogue autour de la plate-forme qui tourne autour de la rétroactivité du régime indemnitaire, la gestion des œuvres sociales et les libertés syndicales. Solidaires des enseignants contractuels, les syndicats estiment que la contractualisation n’est pas compatible avec l’acte d’enseigner, qui n’est pas une «activité saisonnière». Les contractuels qui avaient organisé, mardi, un sit-in, avaient été malmenés par les services de police. Pas moins de 70 d’entre eux avaient été interpellés pour n’être relâchés que très tard dans la nuit. Beaucoup d’entre eux ont vu leur contrat annulé par les directeurs d’établissement pour avoir pris part à la grève. C’est dire le quasi-blocage dans lequel le secteur se trouve. Une situation qui risque de perdurer. La grève d’une semaine est en effet reconductible, ce qui fait craindre le pire…
22
Re: Enseignement Secondaire le Dim 22 Nov - 10:50
LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS RESTENT MOBILISÉS
Jusqu’où sont-ils prêts à aller ?
Le mouvement de protestation se poursuit dans le secteur de l’éducation, et les écoles seront paralysées pour la troisième semaine consécutive. Benbouzid a fait part aux syndicats de la volonté de son département de mettre en œuvre dans les plus brefs délais les mesures positives apportées par le gouvernement aux revendications soulevées par les travailleurs du secteur.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Considéré comme un interlocuteur qui ne sait pas respecter ses engagements et qui fait dans la fuite en avant continuelle, Benbouzid voit son message ne pas passer. Les syndicats des enseignants ne veulent pas se laisser «berner» par des déclarations et s’imposent en tant qu’interlocuteurs à prendre au sérieux. Satisfaits de la mobilisation qu’ils ont réussi à créer autour de leurs revendications, les quatre syndicats grévistes, CLA, Cnapest, Unpef et Snapest, ont pris conscience que le gouvernement, qui a toujours mis en avant le silence, a cédé devant la pression en ouvrant les portes du dialogue. Les syndicats sont prêts à aller jusqu’au bout de leur lutte, quitte à paralyser les établissements scolaires pendant plusieurs mois. Seuls les pouvoirs publics sont responsables de cette situation de blocage, estiment les grévistes. Pour convaincre les syndicats, Benbouzid doit non seulement ouvrir les portes du dialogue mais aussi jouer la carte de la bonne foi en donnant des garanties. Reculer sans avoir arraché quelque chose de concret ne répond nullement à la démarche et aux principes des représentants des enseignants. Seule une prise en charge des revendications socioprofessionnelles des enseignants poussera ces derniers à reprendre les cours. Le gouvernement doit donc revoir sa copie en donnant une date butoir pour mettre en application le régime indemnitaire, installer une commission indépendante pour gérer les œuvres sociales et appliquer les textes relatifs à la médecine du travail. Les enseignants disent avoir fait preuve de suffisamment de patience et d’esprit de coopération face à un interlocuteur absent. N’y a-t-il pas lieu de craindre le pire pour les élèves cette année ? S’achemine-t-on vers d’autres mouvements de grève ? Peut-on déjà parler du spectre d’une année blanche ? Dans l’entretien ci-dessous, les syndicalistes ont bien voulu nous en parler.
Jusqu’où sont-ils prêts à aller ?
Le mouvement de protestation se poursuit dans le secteur de l’éducation, et les écoles seront paralysées pour la troisième semaine consécutive. Benbouzid a fait part aux syndicats de la volonté de son département de mettre en œuvre dans les plus brefs délais les mesures positives apportées par le gouvernement aux revendications soulevées par les travailleurs du secteur.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Considéré comme un interlocuteur qui ne sait pas respecter ses engagements et qui fait dans la fuite en avant continuelle, Benbouzid voit son message ne pas passer. Les syndicats des enseignants ne veulent pas se laisser «berner» par des déclarations et s’imposent en tant qu’interlocuteurs à prendre au sérieux. Satisfaits de la mobilisation qu’ils ont réussi à créer autour de leurs revendications, les quatre syndicats grévistes, CLA, Cnapest, Unpef et Snapest, ont pris conscience que le gouvernement, qui a toujours mis en avant le silence, a cédé devant la pression en ouvrant les portes du dialogue. Les syndicats sont prêts à aller jusqu’au bout de leur lutte, quitte à paralyser les établissements scolaires pendant plusieurs mois. Seuls les pouvoirs publics sont responsables de cette situation de blocage, estiment les grévistes. Pour convaincre les syndicats, Benbouzid doit non seulement ouvrir les portes du dialogue mais aussi jouer la carte de la bonne foi en donnant des garanties. Reculer sans avoir arraché quelque chose de concret ne répond nullement à la démarche et aux principes des représentants des enseignants. Seule une prise en charge des revendications socioprofessionnelles des enseignants poussera ces derniers à reprendre les cours. Le gouvernement doit donc revoir sa copie en donnant une date butoir pour mettre en application le régime indemnitaire, installer une commission indépendante pour gérer les œuvres sociales et appliquer les textes relatifs à la médecine du travail. Les enseignants disent avoir fait preuve de suffisamment de patience et d’esprit de coopération face à un interlocuteur absent. N’y a-t-il pas lieu de craindre le pire pour les élèves cette année ? S’achemine-t-on vers d’autres mouvements de grève ? Peut-on déjà parler du spectre d’une année blanche ? Dans l’entretien ci-dessous, les syndicalistes ont bien voulu nous en parler.
Aller à la page :
1, 2
Sujets similaires
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

